| Août 1894… Maladresse, insouciance ou distraction du jeune Scott Lane, un Sud-Africain en stage dans une usine lainière de Verviers ? Un peu des trois à la fois. Mais ce qu’il ignorait c’est qu’il venait de poser les jalons du football à Verviers…
Il emprunte le trottoir de la rue du Palais, cette longue artère qui relie le Palais de Justice au superbe monument de la Gare. Perdu dans ses pensées, il pousse instinctivement un ballon de football qui heurte une porte cochère. Alerté par le bruit, Henri Schwahhoffer furax ouvre sa porte et apostrophe l’individu. Scott Lane, gêné, s’excuse et lui explique que jouer au football est son hobby. Schwahhoffer se calme, l’écoute, se pique au jeu, se passionne de ce que raconte Scott et… crée le F.C. Verviers.
C’est le 18 octobre 1896 que l’Union Belge accueillera le nouveau club en lui interdisant, toutefois, de participer à un quelconque championnat. Au cours de la saison 1897-1898, le F.C. Verviers est enfin autorisé à disputer le championnat de division 2. Ce championnat se déroulait par éliminatoires provinciales (9 provinces en Belgique). Le F.C. Verviers arriva en finale contre le Racing Club de Bruxelles qu’il battit 4-5 à l’aller et 4-2 au retour. Le F.C. Verviers était champion de Belgique de division 2. Mais ce titre ne lui ouvrait pas encore les portes de la division 1.
En 1898, le président Hansenne quitte le F.C. Verviers pour créer un autre club : le Stade Wallon. Il avait une autre idée en tête : fusionner le F.C. Verviers et le Stade Wallon.
Pour la saison 1900-1901, le F.C. Verviers monte en division 1 dans une série comprenant le R.C. Bruxelles, le Beerschot, Léopold C.B. Athletic and Running C.B., Skill F.C. Bruxelles, F.C. Liégeois, F.C. Brugeois et C.S. Brugeois.
1903… Hansenne réalise son rêve : le F.C. Verviers et le Stade Wallon unissent leur destinée pour devenir le Club Sportif Verviétois. Il restera en division 1 de la saison 1900-1901 à 1906-1907. Puis, c’est la relégation en Promotion (devenue la division 2 à l’époque). Le C.S. Verviers y séjournera jusqu’en 1912, année à la fin de laquelle, terminant deuxième, il remonte en division 1.
C’est alors qu’il découvre un joueur d’exception : Mathieu Bragard. Celui-ci deviendra l’avant-centre de l’équipe nationale belge et permettra au C.S. Verviers de poursuivre sa belle aventure pari l’élite jusqu’en 1924.
A la fin da la saison 1923-1924, le C.S. Verviers est relégué en Promotion mais il n’y restera qu’un an, le temps d’être sacré champion de promotion et de retrouver la division 1 jusqu’en 1930.
Ensuite, c’et la dégringolade en promotion et la remontée immédiate en division 1B (ce qu’on appellerait maintenant la division 2). Par après, le C.S. Verviers alternera entre la division 1B et la promotion connaissant descentes et remontées.
Dès 1936, le C.S. Verviers est dans la tourmente, il est redevenu un club très moyen, manquant d’appui financier. Cette situation durera jusqu’en 1951-1952… Puis c’est l’aubaine ! L’Union Belge annonce la création d’une série « Excellence » qui équivalait à la division 2 actuelle. Toujours en division 1B, le Royal (depuis 1946) Club Sportif Verviétois doit se classer dans les huit premiers pour accéder à « l’Excellence ». Dans la division 1A, on prenait aussi les 8 premiers pour former la série Excellence avec 16 clubs. Après un premier tour catastrophique, le R.C.S.V. se reprend, aligne succès après succès et termine finalement 7e de la division 1B. Il monte en Excellence…
Pannaye, l’entraîneur de l’époque, croit de plus en plus en ce RCSV. Il transfère des joueurs venant de séries provinciales. Il reste le seul à y croire ! De 1952 à 1955, il construit l’équipe, lui donne une âme, fait de « ses petits joueurs » des corsaires, des pirates, des cangacieros… des « Pannaycous » comme se plaisait à ironiser la presse de la capitale ! Et il réussit ! A la fin de la saison 1955-1956, le RCSV termine ex aequo avec l’Olympic de Charleroi dans la série Excellence Assurés tous deux de monter en division 1, ils se disputent le titre de champion de Belgique d’Excellence que remporte le RCSV 3-2 après extra-time.
Commence alors l’aventure en division 1 durant 5 ans. Le RCSV voit Nélissen et Collette être capés internationaux. Entre-temps, 19 Katangais ont atterri au RCSV : 4 feront les beaux jours du club : Kalamba, Kasongo, Mulongo et Kimoni. C’est la grande époque, le grands matches, l’effervescence, la passion… Les Standard, F.C. Liégeois, Anderlecht mordront la poussière au RCSV notamment l’Anderlecht des Vam Himst, Jurion, Hanon, etc… étrillé 5-1 au Panorama.
1961, tout se dégonfle… Le RCSV chute en D2 (ancienne Excellence) où il restera jusqu’à fin 1971-1972. La bérézina suit avec la relégation en D3 puis en promotion en 1974, pour connaître même le déshonneur de la première provinciale en 1977-1978 !
Depuis le RCSV a connu la promotion et la division 3 (remontée en 1992) pour redescendre en promotion en 1999. Mais le calvaire continue : le RCSV quitte le Panorama en 2000 pour émigrer à Dison où il fusionne avec Dison Sport sous l’appellation Royale Entente Dison-Verviers. Puis il change encore de nom pour devenir Royal Excelsior Dison-Verviers et monte en D3 à la fin de la saison 2001-2002. Les choses se précipitent… Juridiquement, les dirigeants du REDV sont appelés à rendre des comptes. Résultat : le REDV devient Royal Cercle Sportif Verviétois et émigre à Bielmont, le terrain communal de la Ville de Verviers.
2002-2003, c’est le retour donc en division 3. Miné par les dettes ancestrales, le club doit se contenter de bâtir une très jeune équipe dont la majorité des joueurs est issue de première et seconde provinciales. Suite à la décision de l’Union Belge concernant la cession du patrimoine, le R.C.S.V. évoluera évoluera bien en série nationale pour la saison 2003-2004. Les transferts effectués par Benoît Thans, le nouveau directeur technique, devraient permettre au Great Old de lorgner les premières places en Promotion D. Une participation au tour final serait déjà une réussite suite aux évènements qui se sont déroulés dans les coulisses durant ses deux dernières saisons.
" La saison 2004 - 2005, la 2ème sous la houlette de Benoît Thans, se présente sous des auspices "normaux" en fonction de transferts de qualité pour le niveau tels Robin Demarteau ou Tahar Zerafi et surtout le gardien Pascal Jacquemin, lequel va exposer son indéniable talent tout au long de la saison; Un départ en demi-teinte éloigne le club à 9 points de la première place après la défaite (injuste) au premier tour à Montegnée; puis l'amalgame entre anciens et jeunes du cru lancés par Thans (Limbourg, Slupik, Birti, Lambert et autre Bousfia) commence à faire recette et à Noël, le club est non seulement remonté mais prend le leadership après son succès face à Spa. Quelle inconnue nous réservait le deuxième tour? Réponse sous forme d'une régularité sans faille axée sur une défense et un gardien de fer, et des victoires importantes en déplacement comme à Huy, Couvin, Bleid, et Spa. Verviers reste en tête et tout se jouera à Arlon le 5 mai. Une victoire "suffit" sans attendre le résultat de Montegnée à Bercheux. Arlon ouvre la marque mais le RCSV réplique et mène 1-2 au repos, puis 1-3 avant de souffrir à 2-3 jusqu'au terme de 90 minutes exaltantes. Verviers s'impose et retrouve la D3. La Fête est géniale à Arlon, mémorable à Bielmont jusqu'aux petites heures.
Mais l'inter-saison est déjà là, et le RCSV mise sur la continuité du "mixt" jeunes-anciens. Il garde ses ouailles mais y ajoute Didier Ersnt et Thomas Nelis pour la D3, sans oublier d'autres jeunes qui pointent leur bout du nez davantage encore, tels Castela, Jaspar, Tomberg, ou Bartholomé." Le club se retrouve dans une série D3B avec les wallons et les Limbourgeois.
La saison 2005-2006 sera marquée par des hauts et bas, ponctuées par une honorable 9ème place, synonyme de maintien ce qui était l'objectif de départ. Une saison qui laissera cependant un petit goût amer puisque le RCSV a été à un doigt de disputer le tour final, ratant de peu le gain de la 2ème tranche.
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